12/2/17: "LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE EN QUESTION":PHOTO ET COMPTE RENDU

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Indices qa aura anne e 2016

Fichiers reglementaires agglo grenoble

 

Que peut - on  faire ?
 Cas particulier de la pollution liée au bois (*):
- Il faudrait mieux communiquer autour des pics de pollutions par le bois, que les préfectures et ou les communes fassent mieux  connaitre les arrêtes préfectoraux lorsqu’ils existent…La Métro peut mieux communiquer sur la prime air/bois.
-  Ce sont  les vieilles chaudières à bois et les cheminée à feu ouvert qui polluent beaucoup, parce que la combustion est incomplète. Il faut absolument des poelles récents (après 2000) , labellisés flamme verte.

Qu’est ce qu’on doit faire pendant les pics de pollution ?
- Respecter les prescriptions (réduire de 20 km/h la vitesse des voitures;
- ne pas faire fonctionner les chauffages d’appoint à foyer ouvert… ) mais pour que ce soit appliqué, il faudrait sanctionner sévèrement les infractions.

Ce qu’on peut faire tous les jours pour diminuer la pollution de fond :
- Marcher à pied ou prendre son vélo.
- Prendre les transports en commun, ne pas utiliser sa voiture pour de  petits trajets.
- Ne pas utiliser sa voiture pour accompagner les enfants à l’école.
- Adopter une conduite plus souple : on consomme moins de carburant donc on pollue moins.
- Choisir du matériel moins polluant : moins de diesel, éviter les tondeuses motorisées, soufflettes …
- Opter pour l’auto partage est une bonne solution, mais à Meylan, la Mairie, voulant mettre l’accent sur les véhicules électriques a refusé d’installer un parking spécial auto partage mais ne pourrions-nous pas en trouver un nous-même ? ( voir avec E&C : collectif pollution)
- Au niveau de l’aménagement de la commune : il ne faut pas construire en bordure de grands axes de circulation comme cela vient d’être fait au carrefour Taillefer-Vieux Chêne. En effet, une bande verte ou arborée de 20 à 50 mètres des grand axes permet de réduire considérablement la pollution.
- Comme pour les mesures de nuisances phoniques, les mesures locales de pollution deviennent des outils d'aménagement.

-Suggestion : tenir compte des enjeux environnementaux dans les PLU(I).
les plans climat  sont devenus la plans air énergie du territoire (PTAEC) et sont obligatoires  (decret n°2016 - 849  du 28 juin 2016 et et arrêté du 4 Aout;- ils doivent s’articuler avec lesPLU.**___________________________________________________________

La stratégie territoriale des PCAET doit définir des orientations portant sur
- la réduction des GES sur le territoire
- le stockage du carbone
-la maitrise energetique (consommation finale)
- la production d’energies renouvelables
-la réduction des polluants atmosphériques
-l’evolution des réseaux énergétiques
-l’adaptation au changement climatique  (lutte contre la canicule, les érosions etc)

La pollution de l’air, enjeu de politique et de santé publiques

Avec les restrictions de circulation en Décembre 2016 et Janvier 2017, la pollution atmosphérique a été mise sur le devant de la scène.  Le pic de pollution de décembre 2016 a duré 14 jours. C’était une période anticyclonique, donc de beau temps,  avec inversion de température dans la journée  ( il faisait beau et chaud à Chamrousse tandis que Grenoble grelottait). Accusées a priori : les poussières (particules) fines  et  la circulation des vieux véhicules, incités à rester chez eux avec la mise en place de la vignette crit’air…
Ecologie et Citoyenneté a décidé fin décembre d’organiser une réunion débat en Février et de faire appel à deux « scientifiques » pour creuser le sujet et les réponses possibles. Il s’agit en effet d’un sujet complexe : les polluants potentiels sont nombreux, leur concentration varie suivant les lieux, et pour ne rien arranger, ils se déplacent,  se recombinent entre eux (ce qui crée  nouveaux polluants) ou se décomposent, sous l’effet du soleil par exemple.
Nous n’avons évoqué que les polluants de l’air extérieur, lors de cette réunion publique. La  pollution de l’air intérieur reste cependant un vrai problème également, qui pourra faire l’objet d’une autre conférence débat.Poll que fairePoll que faire (607.74 Ko)

Mais d’abord, qu’appelle - t- on pollution de l’air ?

La pollution atmosphérique signifie la présence indésirable d'impuretés ou l'élévation "anormale" de la proportion de certains constituants de l'atmosphère. Chaque jour, un adulte inhale environ 15 mètres cube d’air en fonction de sa morphologie et de ses activités. Outre l’oxygène et l’azote, qui représentent environ 99 % de sa composition, l’air peut également contenir des "substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine et à nuire aux écosystèmes. Elles peuvent également influer sur les changements climatiques et détériorer les biens matériels". Cette dernière définition est celle de La loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie (dite loi Lepage et loi LAURE). La loi LAURE précise aussi qu’il s’agit de  l'introduction de substances « par l'homme, directement ou indirectement, dans l'atmosphère et les espaces clos ».

Conséquences sanitaires et économiques de la pollution de l’air

La pollution atmosphérique causerait entre 17 000 et 42000 décès/an en France et, selon la Cour des Comptes, la prise en charge de cet impact sanitaire couterait entre 20 et 30 milliards d’euros /an !
Les effets potentiels de la pollution atmosphérique sur la santé sont multiples: affections respiratoires, mais aussi cancers du poumon ou AVC. Plus que les pics, générés en partie par les conditions météorologiques ou la hausse saisonnière de certains activités, c'est la pollution chronique qui est délétère.


Quels sont les polluants majeurs?

Les polluants majeurs sont essentiellement les  particules fines, mais aussi l’ozone, le dioxyde d'azote, les métaux lourds... La pollution atmosphérique, qui affecte la quasi-totalité de la population mondiale, provient notamment de l'industrie, du chauffage et des transports. A Grenoble en Hiver, le chauffage au bois (vieux poêles ou cheminées) est la Première source d’émission de particules fines.

La  pollution atmosphérique provient notamment de l'industrie, du chauffage et des transports.

1/3 des français est exposé régulièrement aux particules fines émises par le trafic automobile. Le secteur routier est également responsable de 54% des dioxydes d’’azote liées à la part dominante des moteurs diesels, longtemps encouragée, et l’écart des prix (diesels essences) se réduit un peu, mais le diesel reste avantagé. Un enjeu.
Douze polluants sont réglementés. Les trois principaux sont les PM10, le NO2 et L’ozone mais il en existe d’autres, par exemple l’amoniac (NH3) qui provient essentiellement de l’agriculture via les élevage en batterie et l’épandage d’engrais azotés.

La pollution diminue -t - elle  ?

On a fait des progrès, surtout dans l’industrie, et grâce à aux lois européennes et françaises; mais le chemin est encore long.

 Depuis 1990, les émissions de polluants diminuent, « gràce  à la désindustrialisation, et à l’efficacité des filtres utilisés ( interview de B. Gabier, ATMO France, associations agréée pour mesure la qualité de l’air) ».  Il y a une meilleure surveillance de la pollution de l’air, mais les Pics de pollutions sont déclenchés lorsque les émissions dépassent les préconisations de l’ OMS ( 50 milligrammes par m3 en ce qui concerne les particules de moins de 10 microns (PM10), ce qui ne veut pas dire que sous ce seuil l’air soit bon.  Il ne faudrait pas se contenter d’agir sur les pics mais sur la pollution de fond.
On mesure mieux la pollution, mais tous les polluants ne sont pas suivis:
Dans l’agglomération grenobloise, les capteurs d’ ATMO** mesurent en continu les taux dans l’air ambiant des 4 polluants principaux ( ozone, oxyde de soufre, oxyde d’azote et les particules PM10 ) et une douzaine au total ont suivis de façon moins continue.  A noter que sur le plan de la pollution chronique , plus dangereuse, Grenoble n’est pas la ville la plus polluée de France (Lyon, Paris, la vallée de l’ Arve- sont plus polluées ).

Ceci dit, la France, qui dépasse les  normes européennes pour les missions de particules fines et de dioxyde d’azote (NO2),  est toujours menacées de poursuites devant la cour de justice si elle n’adopte pas des mesures rapidement notamment à Paris, Lyon, Marseille, Grenoble, la vallée de l’Arve. .

Le plan énergie climat de la Métropole grenobloise est ambitieux :

- Il prévoit de  réduire de 50% les émissions de GES (gaz à effet de serre) et de particules (PM10) en 2030 par rapport à 2005. A cette fin, le développement du vélo et des modes alternatifs (co- voiturage , auto partage) est fortement encouragé: le vélo représentait 4% des déplacements en 2010. Aujourd’hui, l’objectif est de 12% en 2020 selon Yann Montgaburu, vice président en charge ( cf interview alternatives économiques n° 366).

Pour lutter contre la pollution liée au chauffage :
- la Métro qui a déjà aidé à la rénovation de  4500 logements rénovés  prévoit de rénover 5000 copropriétés  anciennes pour la période  2016-20,  
- et veut renouveler 1/3 des 15 000 poëles à bois non conformes grâce à une prime de 800 à 1200 euros  (pour les ménages en difficulté).

- concernant la pollution liée à l’agriculture et à alimentation :
La ville de Grenoble  décidé de favoriser la Nourriture bio- locale : cette dernière est passée de 20 à 50% dans les cantines, et s’étend à restauration d’entreprises.
-Enfin, l’ énergie produite par  GEG est 100% renouvelable (majoritairement hydraulique) et 100% des bâtiments publics sont à énergie renouvelable.
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ZOOM SUR LES POLLUANTS MAJEURS :

LES PARTICULES sont des  matières microscopiques en suspension dans l'air. Ce sont elles qui  noircissent les façades des immeubles (notamment liées aux combustions incomplètes domestiques ou  à la circulation des véhicules « black carbone »).
On distingue les PM10 (diamètre inférieur à 10 microns), provenant surtout des processus mécaniques comme les activités de construction, et les "particules fines" (PM 2,5, diamètre inférieur à 2,5 microns), issues des effluents de combustion du bois ou des carburants ainsi que des vapeurs industrielles. Elles sont considérées comme le "polluant atmosphérique le plus nocif pour la santé humaine en Europe", par l'Agence européenne de l'environnement (AEE): 90% des citadins y sont exposés au-delà des seuils recommandés par l'OMS.
Les particules les plus petites, qui génèrent le plus d'inquiétudes, pénètrent dans les ramifications profondes des voies respiratoires, mais aussi le sang. Outre des cancers, elles peuvent générer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires.
- LE DIOXYDE D'AZOTE (NO2): le dioxyde d'azote (NO2) se forme principalement lors des processus de combustion dans les moteurs de voitures, de bateaux ou encore les centrales électriques.Très lié aux transports, il touche fortement les villes, et est émis en plus grande quantité encore par les moteurs diesel.
Ce gaz irritant favorise l'asthme, voire les affections pulmonaires chez l'enfant. Selon l'OMS, en Europe et en Amérique du Nord, on associe une diminution de la fonction pulmonaire aux concentrations de NO2 actuellement observées. Le No2 est aussi le principal agent responsable de la formation des aérosols de nitrates, qui représentent une proportion importante des PM 2,5 et d'ozone, en présence de rayons ultraviolets.

- L'OZONE (O3)*** : ce gaz est issu des réactions chimiques, sous l'effet du soleil, entre plusieurs polluants comme les oxydes d'azote et les composés organiques volatils (hydrocarbures, solvants...).
"L'ozone est un gaz puissant et agressif" qui, à des taux élevés, "corrode les matériaux, les bâtiments et les tissus vivants", écrit l'AEE. Dans le corps, il entraîne une "inflammation des poumons et des bronches".Transport routier, agriculture, industrie manufacturière sont à l'origine des principaux polluants générant l'ozone.

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Notes
 
* http://chauffagebois.lametro.fr/#/ La Prime Air Bois est une sorte de « prime à la casse » : les ménages s'engagent à détruire leur ancien matériel et à le remplacer par un appareil doté du label « flamme verte 7 étoiles », en échange de quoi la Métropole leur verse une prime de 800 € (ou 1200 € selon les ressources du foyer).
Concrètement, et avant tout achat d'un nouvel appareil de chauffage au bois, vous devez remplir un dossier de demande, qui sera traité par l’ALEC.

** La stratégie territoriale des PCAET doit definir des orientations portant sur
- la réduction des GES sur le territoire
- le stockage du carbone
-la maitrise energetique (consommation finale)
- la production d’energies renouvelables
-la réduction des polluants atmosphériques
-l’evolution des réseaux énergétiques
-l’adaptation au changement climatique  (lutte contre la canicule, les érosions etc)


***L’ozone est dit troposphérique quand il est situé dans la troposphère. Cet ozone, en tant que superoxydant, est un polluant majeur de l'air, nocif pour la santé de l'homme, de la faune et de la flore, alors que la couche d'ozone à haute altitude, a des effets positifs.

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A la suite de la réunion « informations débat sur la pollution atmosphérique du 8/02/17, Ecologie & Citoyenneté a créé un collectif de suivi : pour tous renseignements tel 09 52 05 35 83 ou ecologie-citoyennete@neuf.fr. Pour en savoir plus : ATMO Grenoble

 

 

 

 

 

 

En conclusion, que peut - on faire ?

Cre cpollair
 

LA COMMISSION EUROPEENNE POSE UN ULTIMATUM A PROPOS DE LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE  - lire :

http://www.sera.asso.fr/index.php/la-commission-europeenne-pose-un-ultimatum-a-propos-de-la-pollution-atmospherique/

 

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Pollution de l'air : QUE FAIRE ?

Concernant  la pollution liée au bois (*):
- Il faudrait mieux communiquer autour des pics de pollutions par le bois, que les préfectures et ou les communes fassent mieux  connaitre les arrêtes préfectoraux lorsqu’ils existent…La Métro peut mieux communiquer sur la prime air/bois.
-  Ce sont  les vieilles chaudières à bois et les cheminée à feu ouvert qui polluent beaucoup, parce que la combustion est incomplète. Il faut absolument des poelles récents (après 2000) , labellisés flamme verte.

Qu’est ce qu’on doit faire pendant les pics de pollution ?
- Respecter les prescriptions (réduire de 20 km/h la vitesse des voitures;
- ne pas faire fonctionner les chauffages d’appoint à foyer ouvert… ) mais pour que ce soit appliqué, il faudrait sanctionner sévèrement les infractions.

Ce qu’on peut faire tous les jours pour diminuer la pollution de fond :
- Marcher à pied ou prendre son vélo.
- Prendre les transports en commun, ne pas utiliser sa voiture pour de  petits trajets.
- Ne pas utiliser sa voiture pour accompagner les enfants à l’école.
- Adopter une conduite plus souple : on consomme moins de carburant donc on pollue moins.
- Choisir du matériel moins polluant : moins de diesel, éviter les tondeuses motorisées, soufflettes …
- Opter pour l’auto partage est une bonne solution, mais à Meylan, la Mairie, voulant mettre l’accent sur les véhicules électriques a refusé d’installer un parking spécial auto partage mais ne pourrions-nous pas en trouver un nous-même ? ( voir avec E&C : collectif pollution)
- Au niveau de l’aménagement de la commune : il ne faut pas construire en bordure de grands axes de circulation comme cela vient d’être fait au carrefour Taillefer-Vieux Chêne. En effet, une bande verte ou arborée de 20 à 50 mètres des grand axes permet de réduire considérablement la pollution.
- Comme pour les mesures de nuisances phoniques, les mesures locales de pollution deviennent des outils d'aménagement.

-Suggestion : tenir compte des enjeux environnementaux dans les PLU(I).
les plans climat  sont devenus la plans air énergie du territoire (PTAEC) et sont obligatoires  (decret n°2016 - 849  du 28 juin 2016 et et arrêté du 4 Aout;- ils doivent s’articuler avec lesPLU.**

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