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Le plan de la métropole pour la gestion des déchets sera  finalement plutôt ambitieux

Pour faire des déchets une Ressource (voir  aussi à droite de cette page la proposition citoyenne à laquelle certaines d'entre nous ont participé - en 10 fiches- ), la Métrole change de braquet.

Que prévoit la Métropole grenobloise pour réduire les déchets d’ici dix ans ?

Par Véronique Pueyo, France Bleu Isère jeudi 9 novembre 2017 à 20:43

 

La métropole de Grenoble prépare un plan de modernisation de la collecte des déchets. Le président de Grenoble-Alpes-Métropole, Christophe Ferrari a présenté, jeudi 9 novembre, un schéma directeur pour les années 2020/2030. Ce plan sera soumis vendredi 10 novembre aux élus du conseil métropolitain.

"Ce sera l'un des dossiers forts de ce mandat", lance, décidé, Christophe Ferrari, le patron de la Métropole grenobloise, ce jeudi après midi lors d'une conférence de presse pour présenter le schéma directeur déchets 2020-2030. Le dossier est soumis au vote des élus métropolitains ce vendredi même. En tout, 238.000 millions d'euros vont être consacrés à ce plan dont l'objectif est de réduire de moitié notre poubelle d'ordures ménagères et de deux tiers les déchets recyclés. A terme, 25.000 tonnes par an de matières premières seront économisées et on émettra 29 % de gaz à effet de serre en moins espère la Métro !

 

Un objectif que tout habitant de la métro doit porter, selon Christophe Ferrari.

Mais comment la Métro compte-t-elle s'y prendre pour faire diminuer ainsi nos déchets ? Premier constat, la métropole grenobloise est l'une des plus mauvaises de France quant à la production de déchets.

"Cela fait 20 ans que nous produisons le même poids de déchets, sans amélioration." regrette Georges Oudjaoudi, vice-président en charge de la collecte et de la valorisation des déchets. "Pour faire baisser notre production, nous disposons de plusieurs leviers. D'abord, améliorer le tri, promouvoir le compostage mais aussi créer une nouvelle poubelle, réservée exclusivement aux déchets alimentaires. Actuellement, on en produit 78 kilos par an et par habitant, il faut descendre à 34".

A gauche, notre poubelle actuelle, à droite, celle de 2030, deux fois moins grande ! - Aucun(e)
A gauche, notre poubelle actuelle, à droite, celle de 2030, deux fois moins grande ! -

Ensuite, la Métro va instaurer une tarification incitative. En clair, moins on produira de déchets, moins on paiera. Chaque foyer disposera d'une carte à puce pour ouvrir sa poubelle connectée, mise à disposition gratuitement par la collectivité. Comme le risque des dépôts sauvages existe, une police de l'environnement et une brigade de la propreté seront mises en place pour verbaliser le citoyen en infraction.

Au cours de ses deux premières années, un bébé utilise une tonne de couches jetables

Le plan déchets 2020-2030 n'oublie pas la rénovation des équipements vieillissants. Quatorze déchetteries sur un total de 21 seront rénovées. Un nouvel incinérateur sera construit tout près de l'actuel Athanor, situé à la Tronche. Une usine de méthanisation sera édifiée à Murianette, à la place de l'actuelle usine de compostage. Au total, 170 millions d'euros seront consacrés à ce volet du schéma directeur déchets.

Composter ces déchets alimentaires, c'est bon pour la planète - Maxppp
Composter ces déchets alimentaires, c'est bon pour la planète © Maxppp -

Un habitant de la métropole jette en moyenne 12 kilos de nourriture par an. Alors, on arrête de vider son assiette dans la poubelle. La Métro va promouvoir le compostage, mais va distribuer gratuitement un nouveau container, une poubelle marron pour y mettre tous nos déchets alimentaires, évalués à 18.000 tonnes par an et qui serviront à alimenter la future usine de méthanisation. On y fabriquera du biogaz pour faire rouler les camions de collecte des déchets et la boucle sera bouclée !

Autre idée, inciter les maternités et les structures de la petite enfance à utiliser les couches lavables, en instaurant une filière de collecte et de lavage. Il faut savoir que dans les deux premières années de sa vie, un bébé utilise un tonne de couches jetables ! Pour réduire nos déchets verts, on pourra aller dans sa mairie emprunter un broyeur. Le réseau des recycleries va être étoffé pour réparer et réutiliser de nombreux objets, postes de radio, vélos, étagères, qui auront ainsi une deuxième vie.

D'ici 2030, l'objectif est de réduire de moitié les ordures ménagères, de 20 % les déchets produits, tout en créant 250 emplois

Bref, c'est à un énorme chantier auquel vont s'atteler les élus métropolitains, mais, pour réussir, ils doivent avant tout obtenir l’adhésion de la population. Des campagnes de communication sont prévues, des ambassadeurs du tri vont être envoyés auprès des habitants pour prêcher la bonne parole et expliquer l'esprit de ce plan "ambitieux et pionnier" selon Christophe Ferrari qui conclut : "c'est possible, on y croit. Ensemble, relevons le défi".

Le "schéma directeur déchets 2020-2030" présenté en vidéo par la Métro

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Ca y est, le test de la collecte ds dechets alimentaire est lancé : il était temps, Grenoble n'était pas en avance.

 

 

voir https://www.placegrenet.fr/2017/11/02/collecte-dechets-alimentaires-debarque-a-grenoble-echirolles/159933

 

– La collecte des déchets alimentaires débarque dans les villes de Grenoble et d’Échirolles. Une expérimentation portée par Grenoble-Alpes Métropole qui s’adresse à près de 3 000 foyers et quelque 500 commerçants afin de les sensibiliser au tri et à la gestion des déchets. Avec comme objectif, à long terme, de diviser par deux le volume d’ordures ménagères grâce à la mise en place du compostage dans toute l’agglomération. “Bioseaux”, sacs compostables et poubelles marrons. Un “kit du trieur” auquel les habitants et les commerçants de l’agglomération grenobloise devront bientôt s’habituer. La Métropole entend en effet tester la collecte des déchets alimentaires sur trois terrains d’expérimentation : les quartiers de l’hyper-centre et de la Capuche à Grenoble, ainsi que le secteur de la Commanderie à Échirolles. Son pari ? « Mettre en place un chemin de valorisation des déchets qui aboutira, d’ici 2030, à faire une division par deux des poubelles grises », a expliqué le vice-président de la Métropole délégué à la collecte et à la valorisation des déchets Georges Oudjaoudi lors du lancement de ce nouveau dispositif. Éric Piolle, Georges Oudjaoudi et Daniel Bessiron lors du lancement de l’expérimentation de collecte des déchets alimentaires. © Giovanna Crippa – Place Gre’net D’après ce dernier, avec plus de 530 kg d’ordures produites par habitant en 2016, dont 30 % correspondant à des déchets alimentaires, la nécessité de repenser la question du recyclage des matériaux s’impose dans l’agglomération grenobloise. « Grâce à cette expérimentation, nous allons fonder la mise en place d’un dispositif étendu sur toute la métropole, qui devrait démarrer en 2019 », annonce Georges Oudjaoudi. Un enjeu environnemental au cœur du débat du conseil métropolitain, qui demande « un changement de comportement significatif de la part de chacun des citoyens impliqués », précise-t-il. Des bioseaux et sacs compostables distribués

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https://www.placegrenet.fr/2017/11/02/collecte-dechets-alimentaires-debarque-a-grenoble-echirolles/159933

La collecte des déchets alimentaires débarque à Grenoble et Échirolles sep article FOCUS – La collecte des déchets alimentaires débarque dans les villes de Grenoble et d’Échirolles. Une expérimentation portée par Grenoble-Alpes Métropole qui s’adresse à près de 3 000 foyers et quelque 500 commerçants afin de les sensibiliser au tri et à la gestion des déchets. Avec comme objectif, à long terme, de diviser par deux le volume d’ordures ménagères grâce à la mise en place du compostage dans toute l’agglomération. “Bioseaux”, sacs compostables et poubelles marrons. Un “kit du trieur” auquel les habitants et les commerçants de l’agglomération grenobloise devront bientôt s’habituer. La Métropole entend en effet tester la collecte des déchets alimentaires sur trois terrains d’expérimentation : les quartiers de l’hyper-centre et de la Capuche à Grenoble, ainsi que le secteur de la Commanderie à Échirolles. Son pari ? « Mettre en place un chemin de valorisation des déchets qui aboutira, d’ici 2030, à faire une division par deux des poubelles grises », a expliqué le vice-président de la Métropole délégué à la collecte et à la valorisation des déchets Georges Oudjaoudi lors du lancement de ce nouveau dispositif. Éric Piolle, Georges Oudjaoudi et Daniel Bessiron lors du lancement de l’expérimentation de collecte des déchets alimentaires. © Giovanna Crippa – Place Gre’net D’après ce dernier, avec plus de 530 kg d’ordures produites par habitant en 2016, dont 30 % correspondant à des déchets alimentaires, la nécessité de repenser la question du recyclage des matériaux s’impose dans l’agglomération grenobloise. « Grâce à cette expérimentation, nous allons fonder la mise en place d’un dispositif étendu sur toute la métropole, qui devrait démarrer en 2019 », annonce Georges Oudjaoudi. Un enjeu environnemental au cœur du débat du conseil métropolitain, qui demande « un changement de comportement significatif de la part de chacun des citoyens impliqués », précise-t-il. Des bioseaux et sacs compostables distribués à 3 000 foyers Les habitants et les commerçants du quartier de la Capuche à Grenoble, tout comme les résidents du quartier pavillonnaire de la Commanderie à Échirolles, seront ainsi invités, dès le 27 novembre prochain et pour une durée d’un an, à s’engager dans cette nouvelle démarche de collecte des déchets. En plus des nouveaux bacs marrons à installer dans les locaux poubelles des immeubles et des habitats collectifs, les agents de Grenoble-Alpes Métropole fourniront à chaque foyer ou commerce un bioseau avec des sacs compostables. Seule exception : la résidence Le Château à Échirolles qui, au lieu de recevoir des conteneurs collectifs, sera dotée de sites de compostage partagés. Souhaitant accompagner les 3 000 foyers concernés par cette expérimentation, la Métro compte, par ailleurs, organiser des réunions publiques ainsi que des campagnes d’information en porte-à-porte. « Faire d’un déchet inerte un produit de valeur » Quant aux consignes de tri, le principe est simple et valable pour tous, Grenoblois et Échirollois confondus. Toute matière organique et biodégradable – que ce soit des épluchures, des restes de repas ou bien des produits périmés – devra être momentanément stockée chez soi dans les bioseaux. Un système de stockage étanche qui, assure la Métropole, « n’engendre ni mauvaises odeurs ni insectes ». Les bacs marrons vont bientôt débarquer à Grenoble et à Échirolles. DR Une fois le sac rempli (et fermé), les habitants pourront le jeter dans les conteneurs marrons, pour lesquels le ramassage aura lieu une fois par semaine. L’étape suivante ? L’acheminement des déchets alimentaires au sein de la plateforme de compostage de Murianette afin de les transformer en “compost de qualité” destiné aux cultures maraichères. Parmi ses ambitions futures, Grenoble-Alpes Métropole compte également produire des énergies renouvelables sous forme de biogaz, à travers la création d’un centre de méthanisation. Autant de projets que Daniel Bessiron, adjoint au maire d’Échirolles chargé au développement durable, aux déplacements et à l’environnement, semble saluer avec enthousiasme. « Au lieu de construire de nouvelles capacités d’incinération, il vaut certainement mieux se doter d’un plan d’action volontariste de baisse des quantités d’ordures ménagères visant à la récupération des produits résiduels. C’est ainsi qu’on arrive à faire d’un déchet inerte un produit de valeur. » Les objectifs fixés par la loi de transition énergétique de 2015, rappelle-t-il, prévoient d’ailleurs d’atteindre une valorisation des matières organiques des déchets de 65 % d’ici 2025. Deux modalités de collecte de cartons en centre-ville Au-delà de la collecte des bacs marrons (avec une fréquence double), l’hyper-centre grenoblois fera, quant à lui, l’objet d’une autre opération pilote qui démarre le 6 novembre et s’étalera sur trois mois. Pendant cette période, environ 500 commerçants et restaurateurs pourront tester un système de ramassage gratuit des cartons. La collecte des déchets alimentaires touchera aussi le marché de Place aux Herbes. © Giovanna Crippa – Place Gre’net Dans cinq rues – dont rue Raoul-Blanchard, rue de la République et rue Jean-Jacques-Rousseau – ce seront les opérateurs de l’association Grenoble solidarité qui se déplaceront à vélo pour recueillir les cartons déposés devant les commerces. Dans le reste du secteur, en revanche, les agents de la Métro mettront à disposition des commerçants des points fixes de dépôt, du mardi au vendredi. En plus de sensibiliser les citoyens à la pratique du recyclage, ce dispositif permettrait de faire face au problème de « la dispersion des déchets de l’hyper-centre », selon le maire EELV de Grenoble. Débordant, souvent, de cartons non pliés ou ouverts, les bacs verts seraient en effet « l’une de grosses sources de salissement de ce quartier », affirme Eric Piolle. Et celui-ci de voir dans la gestion des ordures un défi à la fois écologique et économique : « A la fois enjeu environnemental et source d’emplois et d’améliorations du service public, les déchets sont également à considérer comme un des marqueurs forts de notre capacité à vivre ensemble et à embellir la ville. » Le tri sélectif : une moyen de faire des économies ? Dans une perspective de réduction des déchets à la source, Grenoble-Alpes Métropole annonce enfin vouloir réorganiser la fréquence de collectes dans les trois quartiers. En général, ce seront les bacs gris, destinés à contenir les ordures ménagères, qui seront les plus touchés par cette diminution du nombre de passages. « Une fois qu’on enlève les déchets fermentescibles de nos poubelles grises, en général il ne devrait plus être nécessaire de procéder à des ramassages très fréquents », explique Georges Oudjaoudi. Pour lequel ce système représente une méthode dissuasive. « Dans certains cas, on commencera tout simplement par réduire la collecte de la poubelle grise pour inciter à ce que la poubelle marron soit réellement utilisée. » Dans le quartier de la Commanderie, par exemple, le ramassage des ordures ménagères se fera une fois tous les quinze jours. Poubelles, déchets, Place Grenette, Grenoble. © Chloé Ponset - Place Gre'net Déchets abandonnés sur la place Grenette. © Chloé Ponset – Place Gre’net Une opération de rééquilibrage qui a en outre permis à la Métropole de proposer une expérimentation de tri sélectif… tout en faisant des économies. Seule dépense effectuée, pour l’heure ? L’achat des sacs compostables et des bioseaux. « Aussi bien dans le quartier de la Capuche que dans celui de la Commanderie à Échirolles, il n’y aura pas d’équipages de collecte supplémentaires », assure Georges Oudjaoudi. Giovanna Crippa A lire aussi sur Place Gre'net Tri des déchets plastiques : la campagne de la Métro provoque un emballement… de critiques EN BREF - La campagne d'incitation au tri des déchets initiée par la Métro a du mal à passer. Une affiche cristallise les critiques : celle représentant une femme, souriante,… Gestion des déchets : la Métro lance une consultation en ligne Imaginer les déchets demain, tel est le sujet de la consultation lancée en ligne par Grenoble-Alpes Métropole, jusqu'au 16 avril prochain. Les habitants du territoire de la Métro sont invités,… Grève du ramassage des ordures ménagères dans la métropole de Grenoble. © Muriel Beaudoing - placegrenet.fr Métropole : la collecte des déchets ménagers reprend, après une grève dure et coûteuse FOCUS - La grève du ramassage des ordures ménagères est terminée dans la Métropole grenobloise. Ce 28 mars après-midi, les agents de collecte ont repris la collecte aux cotés des… Après le déblocage par les forces de l'ordre d'Athanor, le site est de nouveau bloqué, avec une grève du ramassage en attendant une réunion ce 27 mars. Recyclage des déchets: peut mieux faire DÉCRYPTAGE - Ils sont souvent recyclables, mais pas toujours recyclés. Dans l'agglomération grenobloise, un déchet sur deux finit encore enfoui sous terre ou incinéré. État des lieux, alors que la…

Source : article La collecte des déchets alimentaires débarque à Grenoble et Échirolles | Place Gre'net - Place Gre'net

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La Metropole a créé à destination du comité d'usager des fiches synthétisant les expérimentations en cours et à venir.

 

Depuis juillet 2017:

  • Passage d’une collecte des emballages et papiers par apport volontaire à une collecte en porte à porte (secteur rural)

 

A partir de novembre 2017 :

  • Collecte des déchets alimentaires des ménages (quartiers de La Capuche et de la Commanderie)
  • Collecte des déchets alimentaires des restaurants et des commerces alimentaires de l’hypercentre de Grenoble (130 commerçants)
  • Collecte des cartons des professionnels de l’hypercentre de Grenoble (500 commerçants)
  • Harmonisation des fréquences de collecte des déchets

 

Par ailleurs, le site internet de la a fait peau neuve, n’hésitez pas à consulter les pages déchets : https://www.lametro.fr/31-dechets.htm

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